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Olivier Kosta-Théfaine

PAYSAGES DE BANLIEUE

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Alice Gallery is happy to present :
Olivier Kosta-Théfaine
PAYSAGES DE BANLIEUE

Opening on September 11th from 5 to 9pm
Exhibition : 11.09 - 18.10.2025

On Landscape...
Is desire the same as waiting? The French artist Olivier Kosta-Théfaine developed a pyrography technique in 2006 and refined it to create, around 2010, what he calls Suburban Landscapes (Paysages de Banlieue): trees meticulously burned onto paper. At the time, I had expressed my wish to present a solo exhibition of this work. Each framed piece resembles the view from a high window opening onto trees. A group of these works gives the space an atmosphere at once organic and minimal. Poetically, I imagine the gallery as pierced with openings onto paradise — a word of Persian origin (pairidaeza, “enclosed garden”) that ultimately gave us the word garden.

Fifteen years later, here we are: leafy branches, and nothing else, displayed on the walls. Kosta-Théfaine’s artistic approach is a broader reflection on the beauty of places or objects that usually escape our perception, shaped as it is by habit and prejudice. His method often consists in overturning our scale of values by using a practice once labeled “vandalism” to produce a work of art. Cognitive dissonance suspends our assumptions, revealing the true qualities of the work. The delicacy of a suburban landscape outweighs the ambiguous connotation of its title, all the more so because it is created through pyrography — a technique also familiar to vandals. In other words, when the viewer sets aside the context, wonder enters the frame. This is the spiritual note the artist breathes into his burned papers.

Other interpretations are of course possible. For instance, an ecologist might see in the relationship between medium and subject a reflection of humanity’s complex bond with nature; a botanist might count the plane, chestnut, linden, and sophora trees… An art historian might see, in the composition and realism of the work, a tribute to other suburban landscapes, such as Joseph Nicéphore Niépce’s first photograph, taken around 1826 and showing the roof of his house, or Thomas Jones’s 1782 Rooftops in Naples paintings, works likely produced by placing a camera obscura on a windowsill. So many paths to follow depending on one’s mood, so many images in which to lose oneself. And ultimately, this is what a still framed image offers best: the freedom to drift away in thoughts.

Alice

Alice Gallery est heureuse de présenter :
Olivier Kosta-Théfaine
PAYSAGES DE BANLIEUE

Vernissage le 11 septembre de 17h à 21h
Exposition : 11.09 - 18.10.2025

HISTOIRE DE PAYSAGE
Est-ce que le désir est synonyme d’attente ? Le Français Olivier Kosta-Théfaine a développé une technique de pyrogravure dès 2007 et l’a affinée pour créer, vers 2010, ce qu’il appelle des "Paysages de Banlieue" : des arbres méticuleusement brûlés sur papier. À l’époque, j’avais exprimé mon souhait d’exposer seul une série de ce travail. Chacune des œuvres encadrées s’apparente à la vue d’une fenêtre en hauteur ouverte sur des arbres. Un ensemble de ces pièces confère à l’espace un aspect à la fois organique et minimal. Poétiquement, j’imagine la galerie comme percée d’ouvertures sur le paradis, mot d’origine perse qui a donné "jardin".

Quinze ans plus tard, nous y sommes : des branches de feuillus, et rien d’autre, s’exposent aux murs. La démarche artistique d’Olivier Kosta-Théfaine est une réflexion globale sur la beauté de lieux ou d’objets invisibles à notre regard, formaté par tant d’habitudes et de préjugés. La méthode consiste souvent à renverser notre échelle de valeurs en ayant recours à une pratique dite "vandale" pour créer une œuvre d’art. La dissonance cognitive écarte notre à priori pour révéler les qualités réelles du travail. Ainsi, la délicatesse d’un paysage de banlieue surpasse la connotation ambiguë du titre de l’œuvre, d’autant plus qu’elle est créée par pyrogravure, une technique également connue des vandales. Autrement dit, lorsque le regard fait abstraction du contexte, l’émerveillement s’invite dans le cadre. C’est la touche spirituelle que l’artiste insuffle à ses papiers brûlés.

D’autres interprétations sont bien entendu possibles. Par exemple, pour l’écologiste, le rapport entre le médium et le sujet pourrait évoquer la relation complexe entre l’homme et la nature ; le botaniste compterait le nombre de platanes, marronniers, tilleuls et soforas… L’historien de l’art verrait dans la composition et le réalisme du travail un hommage à d'autres paysages de banlieue comme la première photo de Joseph Nicéphore Niépce, prise vers 1826 et montrant le toit de sa maison, ou les peintures "Toits à Naples" de 1782 de Thomas Jones, œuvres probablement produites en plaçant une camera obscura sur le rebord d’une fenêtre. Autant de pistes à emprunter selon l’humeur, autant d’images pour se perdre dans ses pensées. Et finalement, c’est ce qu’offre de mieux une image fixe et encadrée : la disponibilité à l’évasion.

Alice


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